Paysagistes, jardiniers, arboristes et agents d'entretien des espaces verts relèvent de cette convention, qui couvre un secteur en forte croissance lié à l'aménagement du cadre de vie.
La convention collective nationale des entreprises du paysage, code IDCC 7001, couvre un secteur qui mêle l'artisanat, l'environnement et les travaux extérieurs. Elle s'applique aux entreprises spécialisées dans la création et l'entretien des jardins, parcs, espaces verts urbains, terrains de sport et zones naturelles aménagées.
La convention s'applique à toutes les entreprises dont l'activité principale est le paysage : création et aménagement de jardins et parcs privés ou publics, entretien d'espaces verts de collectivités, élagage et abattage d'arbres, pose de gazon, fleurissement urbain, création de toitures végétalisées, entretien de terrains sportifs. Les serriculteurs et pépiniéristes peuvent relever d'une convention agricole distincte selon leur activité principale.
Paysage ou agriculture ?
Les entreprises d'horticulture et de pépinières relèvent souvent des conventions agricoles (IDCC série 7000). Les entreprises du paysage au sens strict (conception, aménagement, entretien d'espaces extérieurs) relèvent de l'IDCC 7001. Le code APE 81.30Z confirme l'appartenance à la branche paysage.
La convention des entreprises du paysage distingue les emplois selon la qualification et le niveau de responsabilité, sur une échelle de Paliers :
| Palier | Profil type | Niveau de qualification |
|---|---|---|
| 1-2 | Agent d'entretien polyvalent | Exécution de tâches simples, sans formation spécifique |
| 3-4 | Ouvrier paysagiste | CAP ou BEP travaux paysagers, ou pratique équivalente |
| 5-6 | Paysagiste qualifié | Bac Pro ou expérience significative, autonomie |
| 7-8 | Paysagiste concepteur, chef de chantier | BTS Aménagements paysagers ou équivalent |
| 9-10 | Ingénieur paysagiste, cadre | Formation supérieure, responsabilité de projets |
Le secteur du paysage est fortement marqué par la saisonnalité : la charge de travail est maximale au printemps et en été, plus faible en hiver. La convention prévoit des dispositions d'annualisation du temps de travail permettant de moduler les horaires selon les saisons dans la limite de 35 heures en moyenne annuelle.
En période haute (printemps, été), les semaines peuvent atteindre 44 ou 48 heures. En période basse (hiver), elles peuvent descendre en dessous de 35 heures. Les heures de la période haute compensent les heures basses, évitant de payer des heures supplémentaires sur les périodes chargées si l'accord d'annualisation est en place.
Travail en extérieur et intempéries
Le travail en extérieur expose les salariés aux conditions météorologiques. La convention prévoit des règles sur les arrêts de travail pour intempéries. Les équipements de protection individuelle (EPI) doivent être fournis par l'employeur.
Les durées de préavis dans la convention Paysage :
| Catégorie | Ancienneté | Durée du préavis |
|---|---|---|
| Ouvriers et employés (Paliers 1 à 6) | Moins de 6 mois | 15 jours |
| Ouvriers et employés (Paliers 1 à 6) | 6 mois à 2 ans | 1 mois |
| Ouvriers et employés (Paliers 1 à 6) | Plus de 2 ans | 2 mois |
| Agents de maîtrise et cadres (Paliers 7+) | Toute ancienneté | 2 à 3 mois |
La prime d'ancienneté est prévue par la convention, à partir de plusieurs années de présence dans la même entreprise. Elle récompense la fidélité dans un secteur qui souffre de difficultés de recrutement. Certains employeurs proposent également des primes de fin d'année ou des primes liées à des qualifications spécifiques (permis poids lourd, certification phytosanitaire).
Le certificat individuel phytosanitaire (Certiphyto) est obligatoire pour les salariés utilisant des produits phytosanitaires. Sa détention peut être valorisée dans la classification ou par une prime.
Les droits à congés payés respectent le minimum légal. Dans un secteur où la période estivale est la plus chargée, la planification des congés est souvent décalée par rapport aux secteurs classiques, avec des congés pris en hiver ou en intersaison. La convention prévoit des règles de planification qui tiennent compte de ces contraintes.
En cas de licenciement, l'indemnité légale constitue le plancher. Pour les salariés saisonniers embauchés en CDD, les règles de renouvellement et de rupture obéissent aux dispositions générales du Code du travail sur le CDD.
Estimez votre indemnité de licenciementCalcul basé sur votre ancienneté.→ Estimez votre indemnité de licenciementSimulateur gratuit basé sur votre ancienneté et votre salaire. →La convention nationale des entreprises du paysage porte le code IDCC 7001. Elle s'applique aux entreprises de création et d'entretien d'espaces verts, jardins, parcs et terrains sportifs. Le code APE 81.30Z identifie ces entreprises.
Non. Les jardiniers agents de collectivités (mairies, régions) sont des fonctionnaires ou contractuels de la fonction publique, soumis au statut de la fonction publique territoriale. La convention IDCC 7001 ne s'applique qu'aux salariés d'entreprises privées du paysage.
Oui, si un accord d'annualisation est en place. La modulation permet d'aller jusqu'à 48 heures (voire plus avec accord dérogatoire) en période haute, à condition de compenser en dessous de 35 heures en période basse. Sans accord d'annualisation, les heures au-delà de 35 heures sont des heures supplémentaires majorées.
Depuis 2014, tout professionnel qui conseille ou applique des produits phytosanitaires doit être titulaire du Certiphyto. Pour un salarié du paysage utilisant ces produits, l'employeur est responsable de sa formation. L'absence de certification peut engager la responsabilité de l'employeur en cas d'accident.
Cela dépend de l'activité principale. Les pépinières qui produisent des plants et végétaux relèvent généralement de conventions agricoles. Les entreprises du paysage qui achètent et plantent (sans production propre) relèvent de l'IDCC 7001. La frontière peut être floue dans les entreprises mixtes.
Dernière mise à jour : 05/07/2026.