Salons de coiffure, barbiers et coiffeurs à domicile relèvent de cette convention qui fixe des règles spécifiques sur la rémunération, les primes et le temps de travail dans un secteur très particulier.
La convention collective nationale de la coiffure, code IDCC 2596, régit un secteur artisanal très particulier : les salons de coiffure, les barbiers, les coiffeurs à domicile et les coiffeurs en entreprise. Elle encadre des règles salariales spécifiques, notamment autour de la prime de productivité liée aux recettes générées par le coiffeur.
La convention s'applique aux entreprises dont l'activité principale est la coiffure : salons classiques, barbiers, instituts intégrant une activité coiffure dominante, coiffeurs à domicile, coiffeurs en entreprise pour les salariés. Les esthéticiennes travaillant exclusivement dans un salon de coiffure peuvent être concernées si l'activité coiffure reste principale.
Artisanat et code APE
La plupart des salons de coiffure sont des entreprises artisanales. Le code APE 96.02A (coiffure) ou 96.02B (soins de beauté) confirme l'appartenance à la branche. Le code IDCC 2596 doit figurer sur votre bulletin de paie.
La convention coiffure se distingue par un système de prime de productivité (ou prime de clientèle). En plus de leur salaire minimum conventionnel, les coiffeurs perçoivent une prime calculée sur le chiffre d'affaires qu'ils génèrent personnellement au-delà d'un seuil. Ce système est au coeur de la rémunération du secteur.
La classification des emplois distingue plusieurs échelons selon le niveau de qualification (CAP coiffure, BP coiffure, mention complémentaire) et l'ancienneté. Un débutant titulaire du CAP entre au premier échelon, et progresse avec les années d'expérience et les qualifications supplémentaires.
| Qualification | Niveau de classification |
|---|---|
| Apprenti, aide coiffeur | Échelons d'entrée |
| CAP coiffure débutant | Échelon 1 |
| CAP avec expérience / BP | Échelons 2-3 |
| BP confirmé, primo-encadrant | Échelons 4-5 |
| Gérant, directeur technique | Échelons supérieurs |
La durée légale de 35 heures s'applique. Le secteur coiffure travaille traditionnellement du mardi au samedi, avec le samedi qui est le jour le plus chargé. La convention encadre les heures d'ouverture et les repos compensateurs pour le travail du samedi.
Le dimanche est un jour de repos habituel dans la plupart des salons, sauf dérogation locale. La journée de fermeture hebdomadaire (souvent le lundi) est fixée par accord de branche ou local.
Attention aux longues journées
Dans les petits salons, les amplitudes horaires peuvent être longues. La convention fixe un maximum journalier. Les heures au-delà de la durée hebdomadaire de référence sont des heures supplémentaires et doivent être rémunérées comme telles.
Les durées de préavis dans la coiffure :
| Catégorie | Ancienneté | Durée du préavis |
|---|---|---|
| Employés | Moins de 6 mois | 15 jours |
| Employés | 6 mois à 2 ans | 1 mois |
| Employés | Plus de 2 ans | 2 mois |
| Cadres et responsables | Toute ancienneté | 3 mois |
La période d'essai est encadrée par les durées légales selon la qualification. Elle est généralement d'un à deux mois pour les coiffeurs, renouvelable une fois.
Calculez votre préavisEstimation selon votre ancienneté.→La prime de productivité est le principal avantage pécuniaire du secteur. Son calcul repose sur le rapport entre le chiffre d'affaires personnel du salarié et son salaire mensuel. Lorsque la proportion dépasse un seuil conventionnel, une prime est versée. Ce système récompense les coiffeurs fidélisant une clientèle importante.
La prime d'ancienneté est également prévue par la convention, à partir d'un certain nombre d'années dans la même entreprise. Elle vient s'ajouter au salaire de base et à la prime de productivité.
Les congés payés suivent le minimum légal. Le secteur prévoit souvent une fermeture en août, ce qui donne lieu à une planification collective des congés. Les jours fériés tombant sur un jour habituellement travaillé (souvent le samedi ou mardi à vendredi) sont compensés selon les règles légales.
L'indemnité légale de licenciement constitue le plancher. La convention peut prévoir des dispositions plus favorables, notamment pour les coiffeurs ayant fidélisé une clientèle significative pendant de nombreuses années. La rupture conventionnelle est possible dans les mêmes conditions que tout autre secteur.
Estimez votre indemnité de licenciementCalcul basé sur le Code du travail.→ Estimez votre indemnité de licenciementSimulateur gratuit basé sur votre ancienneté et votre salaire. →La convention nationale de la coiffure porte le code IDCC 2596, brochure n° 3159. Elle s'applique aux salons de coiffure, barbiers et coiffeurs à domicile.
La prime est calculée sur le chiffre d'affaires personnel du coiffeur. Lorsque ce chiffre dépasse un ratio conventionnel par rapport au salaire mensuel, une prime est versée. Ce système encourage la fidélisation de la clientèle et récompense les coiffeurs les plus actifs.
Le samedi est un jour de travail habituel dans la quasi-totalité des salons de coiffure. Il est généralement le jour le plus chargé. Travailler le samedi fait partie des conditions normales d'emploi dans le secteur, sans majoration spécifique sauf si une heure de repos compensateur est applicable selon l'accord.
Oui. Le BP (brevet professionnel) coiffure donne accès à un échelon de classification supérieur au CAP, et donc à un salaire minimum conventionnel plus élevé. La progression est aussi liée à l'ancienneté et à l'expérience accumulée dans le secteur.
Oui, si son employeur exerce principalement l'activité coiffure, même à domicile. En revanche, un coiffeur indépendant (auto-entrepreneur ou gérant) n'est pas salarié et ne relève pas de la convention.
Dernière mise à jour : 05/07/2026.