Comptez les jours de congés payés acquis sur votre période de référence. Ouvrables ou ouvrés, temps plein ou partiel : le calcul change selon votre situation.
Vous acquérez 2,5 jours ouvrables de congés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (cinq semaines) pour une année complète. Certaines entreprises comptent en jours ouvrés : 2,08 jours par mois, soit 25 jours par an. Ces deux systèmes sont équivalents en nombre de semaines de repos.
Ouvrables ou ouvrés ?
Les jours ouvrables incluent le samedi (6 jours par semaine travaillée), les jours ouvrés non (5 jours). Cinq semaines de congés valent 30 jours ouvrables ou 25 jours ouvrés : le résultat en semaines est identique. L'impact se ressent surtout quand vous posez des semaines non complètes.
Par défaut légal, la période de référence court du 1er juin au 31 mai. Les congés acquis sur cette période doivent être pris avant le 31 mai de l'année suivante. Cependant, de nombreuses entreprises ont conclu des accords alignant la période de référence sur l'année civile (1er janvier-31 décembre), ou sur une autre période définie par accord d'entreprise. Vérifiez les règles dans votre accord d'entreprise ou votre convention.
Les salariés à temps partiel acquièrent des droits à congés payés identiques aux temps plein : 2,5 jours ouvrables par mois. La durée du temps partiel ne réduit pas le nombre de jours acquis. En revanche, la prise de congés s'organise différemment : un salarié qui travaille habituellement 4 jours par semaine prendra 4 jours de congés pour une semaine de repos, pas 5.
Mois non complets et absences
Certaines absences ne comptent pas comme du travail effectif pour l'acquisition des congés : les absences injustifiées, les grèves, certains congés sans solde. En revanche, la maladie (dans les limites prévues par la loi et la convention), les congés maternité, paternité et adoption comptent intégralement. Depuis 2024, les arrêts maladie ordinaires ouvrent également droit à acquisition de congés.
Certaines conventions prévoient des jours de congés supplémentaires : congés d'ancienneté (1 ou 2 jours après X années de présence), congés pour événements familiaux (mariage, naissance, décès), ou congés conventionnels spécifiques. Ces jours s'ajoutent aux 30 jours ouvrables légaux et peuvent varier considérablement d'une branche à l'autre.
Les jours ouvrables comptent 6 jours par semaine (samedi inclus, dimanche exclu), les jours ouvrés 5 (lundi à vendredi). Cinq semaines de congés font 30 jours ouvrables ou 25 jours ouvrés. Le choix du système appartient à l'employeur, à condition de ne pas défavoriser le salarié par rapport au minimum légal.
Votre employeur vous verse une indemnité compensatrice de congés payés correspondant aux jours acquis et non pris. Cette indemnité est calculée sur votre salaire de référence et est soumise aux cotisations sociales et à l'impôt.
En principe non, sauf accord de l'employeur ou impossibilité de les prendre pour une raison reconnue (maladie longue durée, fermeture de l'entreprise). Depuis 2024, les arrêts maladie permettent un report jusqu'à 15 mois. Au-delà, les congés non pris sont perdus en droit commun.
Oui. Les apprentis acquièrent des congés payés comme tout salarié : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif. Ils bénéficient également de 5 jours de congés supplémentaires par an pour passer les examens liés à leur formation.