Supermarchés, hypermarchés, hard-discounters et épiceries de proximité relèvent de cette convention, qui encadre les droits de près d'un million de salariés de la grande distribution.
La convention collective nationale du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire, code IDCC 2216, est l'une des plus importantes de France par le nombre de salariés couverts. Elle s'applique aux enseignes de la grande distribution, de l'hypermarché au supermarché de quartier, en passant par les hard-discounters et les épiceries à prédominance alimentaire.
La convention s'applique aux entreprises de commerce dont l'activité principale est la vente de produits alimentaires. Le critère de « prédominance alimentaire » signifie que le chiffre d'affaires alimentaire doit représenter la majorité du total. Sont concernés : Carrefour, Leclerc, Auchan, Intermarché, Lidl, Aldi, Casino, Monoprix, Franprix et toutes les épiceries indépendantes dont l'alimentaire est dominant.
Comment vérifier
Le code IDCC 2216 et la mention « commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire » ou « brochure 3305 » doivent figurer sur votre fiche de paie.
Attention : les boutiques spécialisées (fromagerie, boucherie artisanale indépendante, cave à vin) peuvent relever d'une convention différente. C'est l'activité principale et le chiffre d'affaires qui déterminent la convention applicable.
La convention organise les emplois en cinq Niveaux, du Niveau I (employé d'exécution sans formation spécifique requise) au Niveau V (cadre dirigeant). La grande majorité des salariés de la distribution alimentaire travaillent aux Niveaux I à III.
| Niveau | Profils types |
|---|---|
| I | Hôtes et hôtesses de caisse, employés de rayon débutants |
| II | Employés de rayon qualifiés, préparateurs de commandes |
| III | Chefs de rayon, employés administratifs |
| IV | Directeurs de département, managers |
| V | Directeurs de magasin, cadres dirigeants |
La grande distribution est le secteur qui a le plus recours au travail du dimanche. La convention encadre ce travail avec des contreparties spécifiques. Le travail dominical est en principe volontaire : un salarié ne peut pas être contraint de travailler le dimanche dans un commerce non expressément autorisé à ouvrir.
Pour les enseignes autorisées à ouvrir le dimanche (zones touristiques, dimanches du maire), les salariés qui travaillent ce jour perçoivent une majoration de salaire et bénéficient en principe d'un repos compensateur. Les modalités précises (taux de majoration, repos) sont définies par accords d'entreprise dans les limites de la convention.
Le volontariat dominical
Aucun salarié ne peut être contraint de travailler le dimanche dans un commerce ouvert par dérogation. Le refus de travailler le dimanche ne peut pas constituer un motif de licenciement. Des garanties légales et conventionnelles protègent ce droit.
Les durées de préavis dans la convention Commerce alimentaire :
| Niveau | Ancienneté | Durée du préavis |
|---|---|---|
| I à III | Moins de 6 mois | 15 jours |
| I à III | 6 mois à 2 ans | 1 mois |
| I à III | Plus de 2 ans | 2 mois |
| IV et V (cadres) | Toute ancienneté | 3 mois |
La période d'essai est d'un mois pour les Niveaux I à II (renouvelable une fois), deux mois pour le Niveau III et quatre mois pour les cadres. Ces durées ne peuvent être dépassées.
Calculez votre préavisEstimation selon votre niveau et ancienneté.→La prime d'ancienneté est prévue à partir de trois ans de présence dans la même entreprise. Elle représente un pourcentage du salaire minimum de la catégorie, croissant par paliers jusqu'à 15 ans d'ancienneté. Cette prime est distincte de toute prime de performance ou prime annuelle que les enseignes peuvent octroyer par accord interne.
Les grandes enseignes proposent souvent des avantages supplémentaires (participation aux bénéfices, intéressement, épargne salariale) qui dépassent les minima conventionnels. Ces avantages résultent d'accords d'entreprise propres à chaque enseigne.
Les droits à congés payés respectent le minimum légal. Les jours fériés travaillés donnent lieu à une compensation, dont les modalités varient selon les accords d'entreprise et l'autorisation d'ouverture de l'établissement. Le 1er mai, s'il est travaillé, donne lieu à une majoration de 100 % du salaire, sans possibilité de remplacement par un repos.
L'indemnité légale de licenciement constitue le plancher. Les grands groupes de distribution ont souvent négocié des accords d'entreprise prévoyant des indemnités supérieures pour les salariés de longue date. La rupture conventionnelle est largement pratiquée dans le secteur.
Estimez votre indemnité de licenciementCalcul immédiat basé sur le Code du travail.→ Estimez votre indemnité de licenciementSimulateur gratuit basé sur votre ancienneté et votre salaire. →La convention du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire porte le code IDCC 2216, brochure n° 3305. Elle couvre Carrefour, Leclerc, Auchan, Lidl, Aldi et toutes les enseignes dont l'activité principale est la vente de produits alimentaires.
Oui. Les hard-discounters alimentaires relèvent de la convention IDCC 2216 comme les enseignes de grande distribution classiques, car leur activité principale est la vente de produits alimentaires en prédominance.
Dans les commerces non expressément autorisés à ouvrir le dimanche, oui. Dans les zones autorisées (touristiques, certains périmètres), le travail dominical reste en principe volontaire pour le salarié, avec des garanties légales encadrées.
Oui. La convention prévoit une prime d'ancienneté dès trois ans de présence dans la même entreprise. Elle évolue par paliers. S'y ajoutent souvent des avantages propres à chaque enseigne (participation, intéressement) négociés en interne.
Oui, s'ils sont salariés du supermarché lui-même. L'employeur est le magasin, dont l'activité principale est alimentaire au sens large. Ce serait différent s'ils travaillaient dans une boucherie ou boulangerie indépendante, qui ont leurs propres conventions.
Dernière mise à jour : 05/07/2026.